Refuges avec emplacement tente
Dormez à proximité des refuges avec accès a l'eau, sanitaires et parfois restauration.
Bivouaquer, c’est avant tout assumer une responsabilité particulière envers la montagne : ne laisser aucune trace de son passage, remporter tous ses déchets, préserver les lieux et respecter les autres usagers — randonneurs, bergers et agriculteurs. Choisir un emplacement adapté est essentiel, notamment pour éviter les zones fragiles et limiter son impact sur les milieux naturels.
Beaucoup plus contraignant, Le bivouac est une autre façon de parcourir le Tour du Mont-Blanc, mais il demande davantage d’autonomie, un sac plus lourd et une logistique plus importante. Il faut être préparé à transporter son matériel, son eau et sa nourriture, et à faire face à des conditions qui peuvent évoluer rapidement.
Le TMB traverse plusieurs pays, communes et espaces protégés, chacun avec sa propre réglementation. Le respect strict des règles locales est indispensable : avant de partir, renseignez-vous sur les lieux où le bivouac est autorisé, les horaires éventuels et les conditions à respecter.
Le bivouac correspond à une installation légère et temporaire, généralement pour une nuit, entre le coucher et le lever du soleil. Le camping sauvage implique une installation plus durable. Sur le Tour du Mont-Blanc, cette distinction ne suffit pas à rendre le bivouac autorisé. Même une tente montée pour une nuit peut être interdite selon la zone.
Toujours vérifier les règles locales.
Privilégiez toujours les emplacements autorisés pour dormir sous tente. Sur le Tour du Mont-Blanc, certains refuges et zones dédiées permettent de bivouaquer dans le respect de la réglementation.
Dormez à proximité des refuges avec accès a l'eau, sanitaires et parfois restauration.
Certaines zones tolèrent le bivouac sous conditions (horaires, altitude, réglementation locale).
Optez pour des campings aménagés pour plus de confort et une solution sans contrainte.
Pour limiter l’impact du bivouac et protéger le terrain, certaines zones sont strictement réglementées. Le massif du Mont-Blanc est un environnement fragile et très fréquenté. Un bivouac mal placé peut dégrader la flore, déranger la faune et polluer les ressources en eau. La réglementation vise à préserver l’équilibre entre nature, habitants et randonneurs. Elle interdit notamment certaines zones sensibles comme les réserves naturelles, les espaces protégés ou certains secteurs communaux.
Vérifiez toujours avant de bivouaquer. Les règles de bivouac varient selon les pays et les communes traversées. Sur le Tour du Mont-Blanc, il est indispensable de vérifier la réglementation locale avant chaque nuit.
Un même itinéraire, trois réglementations différentes.
Chamonix
Sur la commune de Chamonix, le camping et le bivouac sont interdits. La seule dérogation possible est représentée par le bivouac en altitude entre le coucher et le lever du soleil. En outre, le bivouac est formellement interdit dans certains secteurs bien définis :
Dans le massif des aiguilles Rouges (carte en annexe), le bivouac pour les randonneurs a été réglementé en 2024 par l’arrêté préfectoral n°DDT-2024-0856, demandé à être renouvelé en 2025.
Il est nécessaire de réserver son emplacement sur le site dédié avant d'aller bivouaquer dans une des réserves naturelles du massif des Aiguilles Rouges (Carlaveyron – Aiguilles Rouges – vallon de Bérard).
Pour rappel : la baignade est interdite par arrêté préfectoral dans les lacs de montagne.
Vallorcine
La pratique du bivouac sur la commune de Vallorcine, hors réserves naturelles, a été réglementée en 2024 par l’arrêté n°34/2024:
Les Houches
À défaut d’arrêté spécifique (hormis l’arrêté préfectoral cité plus haut concernant aussi la réserve naturelle de Carlaveyron), le bivouac est toléré du coucher au lever du soleil, pour une nuit.
Saint-Gervais-Les-Bains
En attente d’arrêté spécifique, le bivouac est toléré du coucher au lever du soleil, pour une nuit seulement et hors terrains privés ou d'exploitations agricoles d'altitude.
Les Contamines
Sur la Commune de Les Contamines, le bivouac est autorisé dans les aires dédiées, comme celle créée au Pont de la Rollaz mais aussi dans certaines zones de la Réserve naturelle des Contamines-Montjoie, où les tentes doivent être démontées chaque jour (montage des tentes après 19h et démontage avant 9h le lendemain matin).
Afin de préserver les biotopes et les espèces patrimoniales ou ordinaires, sont interdits dans le perimètre des lacs Jovet et Plan Jovet identifié sur la carte jointe en annexe, hors autorisation préfectorale spécifique :
le bivouac, avec ou sans équipement, du 1er juillet au 30 août ;
les activités de baignade et de navigation sur les lacs ou cours d'eau, sur l'ensemble de l'année. Cette interdiction inclut la baignade des animaux de compagnie, en particulier les chiens.
Toutefois, d’autres zones de la réserve sont interdites au bivouac, tel que réglementé par l’arrêté n° 2024- 597.
Bourg-Saint-Maurice
L'ensemble de la Vallée des Glaciers étant constitué d'alpages et de propriétés privés, le bivouac n'y est par autorisé.
Toutes les formes de campement sont interdites sur le territoire de la Vallée d'Aoste, même pour des périodes inférieures à vingt-quatre heures. Le bivouac est interdit au dessous de 2500 m, soit quasiment sur tout le territoire valdôtain traversé par le Tour du Mont-Blanc.
Le non respect de la réglementation entraîne une amende de 566€.
Le bivouac est généralement interdit, avec quelques exceptions très encadrées (une nuit, hors groupe, au-dessus de la limite forestière ou en cas d'urgence).
Certaines communes imposent des règles spécifiques ou interdisent totalement la pratique. Dans le Valais, le camping est autorisé uniquement dans les zones dédiées (campings ou emplacements officiels).
En pratique : privilégiez les campings ou les hébergements autorisés, notamment à La Fouly, à Champex ou au col de la Forclaz.